RAISONS ECONOMIQUES DE… BIEN MOURIR

Depuis samedi, notre collègue Fabrice lutte contre la mort: en réanimation après avoir eu un accident cardio-vasculaire (infarctus).
Comme tous les modèles posant dans les Ateliers des Beaux Arts de la mairie de Paris, il n’a aucune couverture dans le cas de maladie, pas de droit ni à être pris en charge par la sécurité sociale (sauf s’il serait le bénéficiaire de CMU: dans sa définition accordé pourtant à ceux qui ne travaillent pas!), ni à une mutuelle.
Les modèles - nous sommes pas seulement très mal rémunérés, mais aussi il semble, que nous n’avons aucun “droit” à s’occuper bien de notre santé.
Pas de droit aux examens médicaux, pas de droit à préserver la bien-être de notre organisme avant que l’accident grave arriverait.
Raisons…?
Bien sûr économiques…!
Même après un accident grave et après la lutte contre la mort, dont on a l’exemple ici, il semble qu’on est censé de retourner tout de suite au travail même si notre santé ne nous le permet pas encore; les raisons financières, le fait q’on n’est pas payé dans le cas de l”arrêt maladie” - même si ce soit un infarctus - décident à notre place.
“Le travail du modèle n’est ni dignement rémunéré, ni assuré (aucune couverture, aucune mutuelle, aucune possibilité d’être payé après l’accident ni pendant la maladie)” - voilà la citation d’un de nos collègues.
Le fait est, que Fabrice - comme chaque autre modèle posant pour les artistes dans les ateliers de la mairie de Paris ou ailleurs, et à qui il arriverait un accident - va se trouver maintenant dans une situation financière extrêmement difficile.
Les Modèles de Paris - nous allons défendre nos intérêts communs et être solidaires en toutes les circonstances.
Nous allons nous organiser pour aider à Fabrice.
NOUS RECLAMONS AUSSI QUE NOS INTERETS ET NOS DROITS AUX CONDITIONS (FINANCIERES, STATUTAIRES) DU TRAVAIL SOIENT ENFIN RECONNUS, ET NOUS NE CESSERONS PAS DE NOTRE BATAILLE JUSQU40 QUAND CA NE SOIT PAS LE FAIT.

Comité de Modèles de Paris
Paris, 15 janvier 2010

Published in:Actions, Actualités |on janvier 15th, 2010 |Réagir »

LES CONDITIONS DIGNES DU TRAVAIL ET LA RECONNAISSANCE DU MÉTIER, EST LA PREMIÈRE CHOSE DONT ON PEUT ACCEPTER DE DISCUTER



Mardi 10 novembre:
pendant une pseudo-réunion, en “oubliant”,
qu’on n’a toujours pas obtenu des conditions décentes
de
travail et la reconnaissance de notre métier -
les modèles choisis par la directrice
des Ateliers des Beaux-Arts
de la ville de Paris
sans approbation démocratique
des modèles ni de leur comité
,
et les professeurs choisis ainsi par elle -
ont discuté de
“la mission du modèle”.

Le comité de modèles de paris
déclare qu‘aucune “mission” du modèle
ne peut pas d’être discuté sérieusement,
avant que les modèles n’obtiennent
des conditions décentes
et tant que leur travail ne sera respecté
par une rémunération correspondante.
Les conditions dignes de travail
et la reconnaissance du métier,
est la première chose dont on peut
accepter de discuter:
PUISQU’IL N’Y A PAS DE MODÈLE
QUI RECONNAÎTRAIT SA “MISSION”,
SI ON NE RECONNAÎT PAS
SON DROIT À EN VIVRE.

Published in:Actualités |on novembre 11th, 2009 |2 Commentaires »

Pétition pour la reconnaissance du métier du modèle

 

Pour nous soutenir, vous êtes invités à signer notre pétition !
cliquez ici

Published in:Actualités |on octobre 22nd, 2009 |8 Commentaires »

Lettre ouverte aux Professeurs des Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris


Chers collègues,

Nous sommes contraints de vous donner des informations sur les revendications des modèles physiques qui exercent leur métier dans vos cours,
pour éviter tout malentendu ou « désinformation ».

En fait, lors d’une séance de concertation du vendredi 9 octobre dernier qui s’est tenu à la direction, votre hiérarchie a refusé de communiquer les chiffres et les éléments statistiques concernant le nombre de modèles, leur quotité de travail mensuel et annuel, et a opposé un refus de prendre en compte leur professionnalisme.
Ce qui nous a choqué, c’est que votre hiérarchie a mis en avant pour justifier son refus vos craintes concernant « votre liberté pédagogique ».

Rappelons simplement les faits : la revendication centrale de nos camarades - c’est la sortie de la précarité !

En aucun cas, nous n’avons demandé la création d’un corps de modéles¬fonctionnaires : il s’agit en réalité d’obtenir de l’Administration un règlement d’emploi (comme pour d’autres catégories de personnel de la DAC) qui permet la sortie « par le haut » de la précarité…. Et ceci pour une bonne marche des ateliers et du service public.

Le choix des modèles fait partie de votre travail et de votre pédagogie.
Il n’y a aucune relation dans les textes réglementaires entre contractualisation et le contenu de votre activité pédagogique : la pluralité des choix des modèles de votre part semble être votre préférence, nos deux organisations vous appuient dans cette demande.

Chers collègues, nous ferons tout pour ne pas opposer profs et modèles malgré toutes les manœuvres de ceux qui veulent régner en divisant !

Nadine LEMOULE
Bertrand VINCENT
Lettre ouverte
intersyndicale C.G.T. - F.O.

Published in:Info des syndicats et des modèles - AG, Actualités |on octobre 22nd, 2009 |Réagir »

Assemblée générale de rentrée


Notre prochaine AG aura lieu:

le samedi 17 octobre 2009
de 10 h à 12 h

à la Bourse du travail
3, rue du château d’Eau 75010 Paris

salle Jean Jaurès

métro République

Bertrand Vincent (syndicat FO)
Nadine Lemoule (syndicat CGT)
Comité des modèles

Published in:Info des syndicats et des modèles - AG |on septembre 30th, 2009 |Réagir »

La première réunion de rentrée des modèles des Ateliers Beaux-Arts

la réunion aura lieu mardi 29 septembre à 16h dans la salle de FO / 4e étage - 2 bis, square Georges-Lesage, 75012 Paris - métro Quai de la Rapée.
Modèles ! Nous vous attendons pour parler :
- du projet du règlement intérieur;
- des actualités du BEA;
- des actions possibles en 2009/10.

A bientôt!

Published in:Actualités |on septembre 21st, 2009 |1 Commentaire »

Parution pendant les vacances

Le numéro 6 du magazine culturel franco-japonais Petites Feuilles sur www.artlevant.com propose un dossier spécial sur la thématique de l’art corporel. Le dossier contient les textes sur la danse, la photographie, le tatouage, le body painting, et un article très intéressant  sur les performances artistiques qui mettent le corps de l’artiste au centre de son projet (”Performance comme un genre artistique”).

petitesfeuilles06_a.jpg

Le dossier publie à nouveau l’article de notre blog traitant du MODÈLE CONTEMPORAIN, “Le modèle d’art du XXe siècle”, et informe également de notre lutte pour la reconnaissance de notre métier.

Pour lire les articles des Petites Feuilles, cliquez ici.

Published in:Presse |on septembre 21st, 2009 |2 Commentaires »

“Painter and model” - live performance de Yingmei Duan (”Since 5 years I have been nacked model in many drawing courses. With the time the job becomes a part of my life”)

Yingmei Duan est une artiste, performeuse et modèle d’art, née en 1969 en Chine. Aujourd’hui, elle travaille en Braunschweig. C’est par l’intermédiaire de l’association Art Levant (qui a aussi publié dernièrement dans son magazine le texte de notre blog sur le modèle contemporain) quz nous avons reçu les informations sur sa démarche liant souvent l’installation et l’art corporel.

Live performance Painter and Model a été présentée en 2006.

yingmeiduan_perfosurlemodeledart.jpg
/photo: Juergen Bernhard Kuck/

“Since 5 years I have been nacked model in many drawing courses. With the time the job becomes a part of my life” - écrit l’artiste, modèle et performeuse. - “According to the drawing exhibition AKTE SPUREN MENSCHEN of Helge Karnagel, with him I do one performance about his drawing. Karnagel has already drawn nacked model all his life. A lot Easels are everywhere in the galerie area and an installation is developed. Constantly I question him about his drawings during I do model. The public can know not only, but also experience, how he draws”.

Plus d’info sur la création de cette artiste

Le lien direct vers la page de la performance Painter and Model

Published in:Les modèles d'Aujourd'hui - écrits et créations |on septembre 17th, 2009 |Réagir »

Vient de paraître : Art’issime n° 12

Dans ce numéro, 6 pages sur notre métier et notre combat !

 Art’issime
(cliquer sur la photo pour l’agrandir)

Art’issime, un magazine indépendant  - cliquer ici.

Télécharger le coupon de commande.

Published in:Presse |on juillet 16th, 2009 |1 Commentaire »

Rejet des « amateurs confirmés » aux Ateliers Beaux-Arts : les élèves s’insurgent !

à Bertrand Delanoë, maire de Paris,
Hôtel de Ville, 75196 Paris Cedex 04

REJET DES « AMATEURS CONFIRMÉS » AUX ATELIERS BEAUX-ARTS : LES ÉLÈVES S’INSURGENT !

Qui d’entre nous, arrivant le soir aux Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris, n’a pas rêvé de s’adonner à sa passion avec facilité et plaisir ? Qui d’entre nous, malgré la fatigue d’une journée de travail, ne s’est pas senti porté par l’envie de graver, dessiner, sculpter, peindre ?
Mais nous découvrons d’emblée (à vrai dire, nous le savions déjà) que nous avons quitté un travail pour un autre. Que la gravure, le dessin, la peinture, la sculpture sont une conquête obstinée bâtie sur la longueur, la persévérance, l’humilité. Que cet apprentissage en atelier n’a rien du cours perfusé où un professeur-nounou nous guide pas à pas. L’art implique l’être. Nous apprenons donc à être face à nous-mêmes. Et cela aussi est une conquête.
Si elle a lieu, c’est grâce à l’échange.
Car l’atelier est un lieu d’échange. Entre les élèves et leur professeur, d’abord. Il est le passeur privilégié qui nous initie, nous transmet son savoir, nous accorde aussi, généreusement, une approche de sa pratique d’artiste – apport irremplaçable.
Mais la circulation se fait également entre les élèves, anciens et nouveaux. Tous, nous découvrons et nous progressons en faisant appel à ceux qui sont plus avancés. Leur apport nous encourage et nous stimule, puisqu’ils ont surmonté les difficultés auxquelles nous nous heurtons. Cette pratique, cette émulation collectives se bâtissent dans la durée.
Ce rapprochement entre les pratiquants confirmés et les nouveaux venus sous la direction d’un artiste, d’un professeur, est une des grandes forces de nos ateliers. Il en constitue pour une large part l’attrait, la richesse pédagogique et la convivialité. Cette alchimie si particulière se fonde avant tout sur le libre choix du professeur. C’est lui qui œuvre sur le terrain, en « première ligne ». Sa pratique quotidienne lui confère, plus et mieux qu’à tout autre, une vision d’ensemble de l’atelier, de sa marche. C’est à lui que revient la prérogative de décider des inscriptions et réinscriptions de ses élèves. Et aucun d’entre nous ne conteste, ni ne remet en cause cette autorité artistique et pédagogique fondamentale.
Nous sommes des amateurs passionnés. Nous venons le soir, malgré la fatigue du travail et des transports ; malgré les interruptions dues aux exigences professionnelles ou aux vacances scolaires, qui grèvent notre progression ; malgré les restrictions sur les fournitures ; malgré la complexité et la lenteur inhérentes à certaines disciplines. Certes, venir est un bonheur. Mais aussi une preuve d’endurance. En aucun cas, ce n’est un privilège ! Chaque année, beaucoup abandonnent la partie : un nombre restreint de nouveaux se joint durablement aux anciens en dépit d’un renouvellement important des effectifs. Tous tant que nous sommes, nous ne prenons la place de personne. Avec les professeurs et les modèles, nous faisons vivre les Ateliers Beaux-Arts.
Alors, pourquoi nous priver de la possibilité de progresser, d’avancer aussi loin que nous en sommes capables ? Pourquoi dynamiter le fruit de notre travail collectif ? On ne devient pas peintre, dessinateur, graveur, sculpteur, en 3 ans, ni même en 6 ! Si nos ateliers ont acquis une bonne réputation, c’est parce que nos professeurs ont eu depuis longtemps l’intelligence de compenser le caractère limité d’un apprentissage en cours du soir par le renouvellement des inscriptions dans la durée. C’est aussi parce qu’ils savent que les « amateurs confirmés » sont un stimulant et une aide pour les débutants.
Si nos ateliers deviennent un simple lieu de passage pour dilettantes inconstants, ils cesseront d’être formateurs et attractifs. Les artistes et professeurs qui ont la charge d’y enseigner des disciplines artistiques, d’y transmettre des savoir-faire, seront privés de leur pouvoir pédagogique légitime pour ne devenir que des animateurs de patronage.
Donc, les candidats à une « formation » aux Ateliers Beaux-Arts n’auront plus de véritable possibilité d’apprendre.
Les inciter à s’y inscrire relèvera de l’imposture.
Les Ateliers Beaux-Arts de la Ville de Paris n’y survivront pas. Et ils ne feront même pas un beau cadavre.
La décision arbitraire de la Ville de Paris, consistant à refuser les réinscriptions et à rejeter les « amateurs confirmés », est absurde. Et nous la contestons !



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